Eh bien, il s'avère qu'un fonctionnaire du SEPE à Mérida —Juan Carlos Nieto, pour être plus précis— s'est attiré une procédure disciplinaire pour avoir reçu des gens qui arrivaient sans rendez-vous. Oui, vous avez bien lu : sa propre entreprise l'a dénoncé pour ce qu'il appelle 'faire le travail pour lequel on me paie'. Mercredi dernier, plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées devant le bureau pour le soutenir. Quelle histoire !
Là-bas, il y avait des pancartes de toutes sortes : 'Honte au SEPE, punir le fonctionnaire exemplaire' et on entendait des chants —'Juan Carlos, ami, le peuple est avec toi'—. La protestation a été organisée par le Campement Dignité et le syndicat 25 Mars. Nieto lui-même a été clair : ce n'est pas de la charité, c'est faire son travail, qui après tout est payé avec les impôts de tous.
Ce chaos met en lumière un problème que beaucoup connaissent : la fracture numérique. Nieto raconte qu'il y a des matins où le bureau est vide, mais le système de rendez-vous lui lie les mains pour recevoir ceux qui arrivent sans. Alors, après avoir reçu ceux qui avaient rendez-vous, il s'occupe des autres. 'Parfois le bureau est vide', répète-t-il. Et il critique qu'on veuille le maintenir 'les bras croisés'.
Le SEPE l'accuse d'une faute grave —pour avoir délivré des certificats de prestations à des personnes vulnérables sans rendez-vous— et d'une faute légère, pour ne pas avoir demandé des documents que l'administration possède déjà. Il se défend : il applique la procédure administrative commune, qui dispense précisément le citoyen de présenter des papiers qui sont déjà entre les mains de l'administration.
Le système de rendez-vous —dénonce-t-il— a provoqué des effondrements et, avec le fameux district unique, les gens finissent convoqués dans des bureaux à des kilomètres de chez eux. Nieto reconnaît que le rendez-vous est bien pour ne pas attendre, mais il ne peut pas être un mur. Si la procédure suit son cours, il risque six mois de suspension de travail et de salaire, ou un transfert forcé. Bref, il joue gros.
Et attention, cela concerne aussi les étrangers qui êtes en train de traiter des papiers. Beaucoup de bureaux publics exigent un rendez-vous, mais ils ne vous reçoivent pas toujours si vous n'en avez pas. Alors si vous vous retrouvez dans une situation similaire, insistez, demandez de l'aide dans des associations ou, si c'est urgent, racontez votre cas. La bureaucratie ne devrait pas être un mur. Vous le savez déjà.
Si vous avez des difficultés avec votre rendez-vous ou procédure, écrivez-nous sur Telegram : https://t.me/cita_extranjeria
Besoin d'un rendez-vous ?
Nous réservons des rendez-vous pour l'Immigration, la DGT, le Registre Civil et le Certificat Numérique dans toute l'Espagne.
Demander un service