Le défenseur des droits presse le ministère de l'Intérieur sur le chaos des rendez-vous dans les commissariats.

Obtenir un rendez-vous au commissariat est devenu une odyssée pour de nombreux immigrés. Le Défenseur du peuple le sait bien — il entend des plaintes depuis des années — et a de nouveau fait pression sur le ministère de l'Intérieur. Dans une recommandation récente, il demande que des mesures urgentes soient prises pour que les étrangers puissent accéder au système de rendez-vous dans les commissariats. Et la situation, loin de s'améliorer, s'est aggravée. Alors ne te fie pas.

Le problème ne concerne pas seulement ceux qui demandent l'asile. Cela t'affecte aussi si tu as besoin de la carte d'identité d'étranger, d'une autorisation de retour ou d'une lettre d'invitation. La pandémie a tout empiré : pendant l'état d'alerte, l'accueil en personne a été suspendu et le travail s'est accumulé. Maintenant, la demande continue de croître et les ressources, selon le Défenseur, restent insuffisantes. Alors tu sais : patience et prends de l'avance.

Ce n'est pas la première fois que l'institution se prononce. Déjà en décembre 2018, elle avait demandé à la Commissariat général de l'immigration et des frontières de remettre un récépissé attestant du rendez-vous. À l'époque, des personnes passaient des jours et des nuits dans la rue pour obtenir un rendez-vous d'asile. La demande a été rejetée. Maintenant, le Défenseur insiste et hausse le ton : il réclame également que les entretiens d'asile se déroulent dans des conditions adéquates et avec du personnel formé. Mais ne t'attends pas à des changements du jour au lendemain.

Le cas le plus dramatique est celui d'Eleazar Blandón, un travailleur saisonnier nicaraguayen décédé à Lorca (Murcie). Il avait manifesté son intention de demander l'asile, mais le retard du rendez-vous l'a empêché de formaliser sa demande dans le délai d'un mois. Il n'a jamais pu entrer dans le système d'accueil. Le Défenseur a demandé des informations au parquet sur les enquêtes ouvertes suite à sa mort. Une histoire qui devrait faire prendre conscience.

Si tu es coincé dans ce labyrinthe, tu peux te tourner vers le Défenseur du peuple. Ils ont un numéro gratuit : 900 101 025 (depuis l'Espagne uniquement). Tu peux aussi envoyer un courriel à registro@defensordelpueblo.es ou écrire par lettre au calle Zurbano, 42, 28010 Madrid. Mais ne t'attends pas à une solution immédiate : l'effondrement est général et les plaintes s'accumulent. Mais qu'il ne reste pas sans essayer.

Si tu as des difficultés avec ton rendez-vous ou ta démarche, écris-nous sur Telegram : https://t.me/cita_extranjeria

Besoin d'un rendez-vous ?

Nous réservons des rendez-vous pour l'Immigration, la DGT, le Registre Civil et le Certificat Numérique dans toute l'Espagne.

Demander un service