Les Baléares s'opposent au décret royal par lequel le gouvernement central souhaite mettre en place une régularisation massive. Le gouvernement des îles Baléares estime que, tel qu’il est formulé, ce texte ne fera qu’aggraver la situation dans les îles. Ainsi, si vous attendez un rendez-vous ou la résolution de votre dossier dans l’archipel, cette décision vous concerne de près : elle affecte le rythme de travail des services des étrangers, qui fonctionnent déjà à la limite de leurs capacités.
Les îles ont enregistré plus de 20 000 arrivées de personnes en situation irrégulière au cours des cinq dernières années. Un volume énorme pour un petit territoire, aux ressources limitées et dont les services publics sont mis à rude épreuve. Dans ce contexte, l’exécutif régional estime qu’une régularisation générale envoie un mauvais signal et alimente l’effet d’appel.
Le point qui dérange le plus le gouvernement régional est d’ordre technique. L’approche nationale assouplit les exigences au point de permettre, en l’absence de casier judiciaire du pays d’origine, de se contenter d’une déclaration sur l’honneur du demandeur lui-même. Pour le gouvernement régional, cette formule fait l’impasse sur des contrôles élémentaires et affaiblit la sécurité juridique de la procédure.
Ceux qui respectent les règles attendent ; ceux qui sont entrés sans papiers, non
Tandis que le décret fait l’objet de discussions, les services des étrangers restent engorgés. Les dossiers de ceux qui tentent de régulariser leur situation par la voie légale — avec un contrat de travail et la volonté de rester et de s’intégrer — s’accumulent sans avancer. D’où la plainte du gouvernement : la personne qui respecte les procédures doit supporter les files d’attente et les silences administratifs, tandis que celle qui est arrivée en situation irrégulière bénéficierait d’une mesure extraordinaire sans filtres clairs. Si vous faites partie du premier groupe, vérifiez que vos documents sont complets et en cours de validité avant chaque démarche, conservez une copie de tout ce que vous présentez et ne tenez pour acquis aucun délai qui ne vous a pas été communiqué par écrit.
Le directeur général de l’Immigration et de la Coopération au développement, Manuel Pavón, affirme que le gouvernement régional gère la situation d’urgence sur le terrain et demande à l’État d’assumer ses responsabilités en proposant des solutions concrètes, et non des improvisations. Son argument de fond : les papiers à eux seuls n’intègrent personne, et sans opportunités professionnelles et sociales, une régularisation à grande échelle ne ferait qu’engendrer davantage de précarité et de tensions. Le gouvernement régional réclame un plan migratoire sérieux, convenu avec les communautés autonomes, qui renforce les voies légales, lutte contre les mafias et tienne compte de la capacité réelle de chaque territoire.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement central, qui n’a jusqu’à présent pas précisé comment cette mesure s’articulera avec les communautés. Pour ceux qui effectuent leurs démarches aux Baléares, la situation immédiate reste la même : moins de rendez-vous disponibles et des délais d’attente plus longs. Veillez à ce que votre dossier soit en ordre et consultez l’état d’avancement de la procédure via les canaux officiels avant d’envoyer des documents. Agissez suffisamment à l’avance.
Si vous rencontrez des difficultés avec votre rendez-vous ou votre démarche administrative, écrivez-nous sur Telegram : https://t.me/cita_extranjeria
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