Si cela fait un moment que vous parcourez le site du service des étrangers sans parvenir à obtenir de rendez-vous, attention : certains s'enrichissent sur votre dos en profitant de votre désespoir. À Barcelone, les plateformes de revente ont fait grimper leurs tarifs jusqu’à 400 euros, un montant dénoncé par les avocats et les associations sociales. Et ce qui est le plus agaçant, c’est que cette démarche est, en théorie, gratuite.
Tout cela est lié à la régularisation extraordinaire. Des milliers de demandes ont afflué dans les bureaux et il faut désormais se rendre au commissariat pour se faire prendre les empreintes digitales et obtenir le TIE. La demande a explosé et le système de prise de rendez-vous est à bout de souffle. Les mafias l’ont bien compris : elles réservent des créneaux horaires et les vendent au plus offrant.
Les chiffres ne mentent pas. La délégation du gouvernement en Catalogne affirme avoir délivré cet été 40 % de TIE de plus que l’année dernière. Pour pallier l’engorgement, des heures supplémentaires ont été mises en place et 66 fonctionnaires intérimaires ont été recrutés. Mais même ainsi, les prix ne baissent pas. Une avocate spécialisée dans le droit des étrangers nous explique que ses clients paient jusqu’à 150 euros pour un rendez-vous le même mois, et le double en cas d’urgence. Dans certains cas, on est même allé jusqu’à demander 400 euros.
On pourrait économiser cet argent si le système fonctionnait, mais la réalité est que les gens sont désespérés. Un Colombien qui a renouvelé son TIE après des mois d’attente a dû débourser 100 euros pour sortir de l’enchevêtrement administratif. Et il ne s’agit pas seulement d’argent : sans rendez-vous, impossible de renouveler son titre, et on risque de perdre son emploi ou son inscription au registre municipal. L’avocate prévient que le pire est à venir, car la régularisation va générer des milliers de rendez-vous supplémentaires, et le système est déjà à la limite de ses capacités.
Alors, que pouvez-vous faire ? Ne payez pas. C’est illégal et, même si parfois on n’a pas d’autre choix, il existe des solutions alternatives : essayez d’autres commissariats, à des heures différentes, ou demandez de l’aide à une association. Si on vous demande de l’argent, portez plainte. Et si vous vous trouvez dans une situation extrême, demandez conseil. Mais j’insiste : ne payez pas.
Si vous rencontrez des difficultés avec votre rendez-vous ou vos démarches, écrivez-nous sur Telegram : https://t.me/cita_extranjeria
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